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Interview du Dr Crouzat – Client et partenaire de Maidis depuis 1997

Installé depuis le milieu des années 80 avec un confrère, Le Dr Crouzat avait essayé de développer une petite application par lui-même avec les « moyens du bord » lorsqu’il croisa la route en 1997 de Wagdy Zahran, le PDG de Maidis qui venait de lancer le développement d’un logiciel pour faciliter le travail quotidien des médecins. Devant l’intérêt du Dr Crouzat pour la chose informatique, M. Zahran a proposé au Dr Crouzat de participer au projet ce que ce dernier accepta volontiers. Le Dr Crouzat a passé beaucoup de temps avec les équipes de Maidis (1 à 2 rvs par semaine) pour les aider à développer et faire évoluer le logiciel en insistant notamment sur l’aspect sécurité et confidentialité des données des patients. Après très tôt la question de l’interopérabilité du logiciel avec d’autres applications s’est posée.

Le Dr Crouzat a alors proposé à certains confrères à commencer à informatiser leurs cabinets. Ils se sont retrouvés rapidement à 12 : généralistes, pédiatre, gynécologue, allergologue, dentistes, gastro entérologue… pour participer au pilote du développement du logiciel. A ce moment les données patients de ces 12 praticiens ont été récupérées et intégrés dans le logiciel. L’outil est désormais complet. Il permet d’assurer les consultations, de communiquer avec l’extérieur et notamment la sécurité sociale par télétransmission. L’avantage de tester le logiciel dans un cabinet pluri disciplinaire est qu’il a été possible de tester les différentes briques qui s’assemblent et communiquent les unes avec les autres. Au sein du cabinet, il a été possible de tester et mettre en place des règles et protocoles de sécurité afin de périmètrer les données patients entre les différents médecins et le secrétariat de 4 postes qui est juste doté de la brique « prise de rv ».

Le logiciel s’est amélioré au fil du temps. Outre la consultation, il a été intégré la prescription, l’établissement de lettres pour les confrères et correspondants médicaux internes ou externes au cabinet, l’archivage de documents… Puis a suivi l’époque des contraintes administratives qu’évidemment le logiciel a accompagné. Les pouvoirs publics ont imposé parfois à marche forcée la feuille de soin électronique. La modularité du logiciel a fait que les briques correspondantes à ces évolutions réglementaires ont été ajoutées au fil de l’eau en temps et en heure. La brique Feuille de soins électroniques a notamment été un gros chantier. Le Dr Crouzat en est aujourd’hui à 92% de télétransmission alors qu’au début il était un peu réticent. Les 8% restants correspondent aux patients sans carte vitale, ceux en accident de travail module auquel il a souscrit plus tard. Il s’agit maintenant de cas d’espèce. Par contre, il a fallu s’équiper de lecteurs de carte vitale, de professionnels de santé. L’investissement de départ a été subventionné mais pas la maintenance ni l’entretien ou renouvellement du matériel.

La récupération des examens complémentaires sous format Hprime envoyé par messagerie sécurisée et intégrés dans le dossier du patient a également été un chantier important et pour le coup très bénéfique au quotidien des praticiens équipés du module. Le danger de la transmission automatique des examens serait de les classer sans les regarder. Le Dr Crouzat visualise donc chaque matin tous les examens comme s’ils les recevaient par courrier postal afin de les prendre en compte pour sa patientèle. Le classement se fait par un clic auquel un commentaire voire une alerte est ajoutée très simplement.

Concernant le DMP, c’est évidemment un chantier important. Par contre il est important de souligner qu’à titre d’exemple il n’y a pas de recherche par mot clé dans le DMP alors que le logiciel Maidis l’intègre depuis longtemps. Le prochain chantier est le ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique) qui est pour le Dr Crouzat une étape vers la fonctionnarisation de la médecine. Pour les éditeurs de logiciels dont Maidis, il sera cependant possible de trouver un modèle gagnant gagnant avec les médecins qui paieront certes un peu plus cher mais ceux équipés du logiciel idoine récupéreront l’intégralité de la prime de la sécurité sociale.

Le chantier de la téléconsultation est également ouvert chez Maidis ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle qui va apporter une véritable plus value à la pratique médicale.

A titre personnel, le Dr Crouzat travaille sur les versions existantes et s’assurent que rien ne passe à la trappe et fait des remontées d’usage plus que des bugs. Son rôle est donc primordial pour l’adéquation continue du logiciel avec les pratiques diverses des médecins.

Il assiste en outre aux travaux du club Utilisateurs de Maidis qui regroupent des praticiens travaillant à la fois en centres de santé ou de vaccination, en hôpitaux et en libéral. Il assure notamment la bonne retranscription des besoins métier de ses confrères auprès des équipes Maidis. Chaque réunion trimestrielle réunit environ une quinzaine de médecins.

Les gains liés à l’utilisation de Maidis

Le fait que le logiciel soit désormais pleinement communiquant que ce soit avec l’écosystème médical qu’avec le régulateur est le gain majeur et central de Maidis. Le logiciel ne fait pas gagner de temps sur la consultation à proprement parlé mais apporte du confort d’utilisation et une tranquillité d’esprit très importante. De plus la réception d’alertes automatiques pour les vaccinations et certains examens périodiques est une fonctionnalité très appréciable. Enfin, le logiciel permet un gain de temps sur le classement estimé à 1h30 à 2h par semaine.

A propos du Dr Crouzat

Médecin généraliste, il est un des fondateurs du cabinet médical Nouvelle France au Chesnay qui regroupe 27 professionnels de santé qui reçoivent entre 4000 et 4500 patients par an.